Un amor de verano 9

 

¿Hasta qué punto conozco a una persona? Lo que sabemos de una persona se reduce a un aspecto de su carácter. Ofrecemos a cada uno una cara distinta del prisma. Repetidas veces me han asombrado ciertas observaciones que me confirman en esta idea. Por ejemplo, cuando Justine dijo de Pombal que era “uno de los grandes primates del sexo”. Mi amigo nunca me había dado una impresión de capacidad; lo encontraba indulgente hacia sí mismo a un punto casi ridículo. Me parecía divertido y digno de afecto, y su ridiculez esencial me enternecía. Pero Justine debió ver en él al gran felino de andar silencioso que era”

Justine

El cuarteto de Alejandría

Lawrence Durrell

 

 

Antes de leer esto, te recuerdo

Te recuerdo antes de leer esto que hay ocho entregas previas

que son estas:

https://allegramag.info/2014/08/22/un-amor-de-verano-

https://allegramag.info/2014/08/23/un-amor-de-verano-2/

https://allegramag.info/2014/08/24/un-amor-de-verano-3/

https://allegramag.info/2014/08/25/un-amor-de-verano-4/

https://allegramag.info/2014/08/27/un-amor-de-verano-5/

https://allegramag.info/2014/08/28/un-amor-de-verano-6/

https://allegramag.info/2014/08/30/un-amor-de-verano-7/

https://allegramag.info/2014/09/01/un-amor-de-verano-8/

 

.Me encanta la música. Toda la música. La música de los hombres. La de las mujeres, La de la naturaleza. La del día, la de la noche, la que se susurra, la que se aúlla, la que se escribe, la que se programa, la experimental, la flauta, el bajo,… Me encanta la música. Y a ella, según me dijo, le gustaba también. Así que me decidí a enviarle canciones con la esperanza de que las escuchara cada mañana.

 

Para algunos, la velocidad de es el tiempo dividido por la distancia, pero puede que sea la distancia dividida por el tiempo (?) No lo sé, no me acuerdo, dejé el instituto hace años. Para mí la velocidad es  aceleración. “Aumenta tu velocidad” decía  Morpheus. Yo solo digo “acelera”.Incluso en si meto la quinta, me parece que voy demasiado lento.

¿Y si se inyecta un poco de nitroglicerina en el carburador? 

 

Tome usted dos seres un poco perdidos en el planeta.Dos seres completamente perdido en el planeta.Tensión sexual asumida no incluida. Viértalos en una coctelera. Luego añada diversos alcoholes.  Que se mezcle un poco. Agite fuertemente. Pero no demasiado. Sólo un poco.Lentamente Sirva fresco con una rodaja de limón, unos cubitos de hielo y una sombrillita china…

L y L en la coctelera comenzaron a acercarse…alcohol y tensión sexual harían el resto.¿Y con el queroseno crees que sería más rápido? L y L están conectados por una  Wi-Fi neuronal. Y la historia se hace frenética. Agitada. Tumultuosa. Feérica también. Mágica. El miedo se va haciendo más oscuro, más denso.

Una noche de borrachera en su casa. Quedarme dormido en su sofá. Despertar con la cabeza hecha un lío, restos de recuerdos y de alcohol, de ginebra, o de bacardí. Un bulto turgente en la entrepierna ( luego descubrí que ella me sacó una foto mientras dormía y que mi bulto fue instagramizado). Y perderme durante todo el día en la bañera azul, mojitos en la mañana,  flotando, todo viene  y va en  estas aguas tranquilas en la superficie pero con una corriente subterránea y turbulenta. Ella y yo y su amiga. Hasta aquí, todo va bien. Aquella amiga siempre presente, la ambigüedad de la situación y los contornos improbables de las cosas cuando hay demasiado sol y te ciega. Su amiga, su amiga, su amiga.

¿Bien, y si añadimos queroseno ?  ¿Y si volamos? Las ruedas ya no tocan el suelo. El alcohol no ayuda a definir la nitidez de la imagen.  Recuerdos que necesitamos consumir una y otra vez, para convencernos de su veracidad. Cenar juntos en un restaurante, nos veo como almas errantes..Veo proyecciones de cine en tonos sepia. Veo un espectáculo de flamenco que no nos gustó a ninguno, y su risa cómplice y mi frase, “¿por dónde esta la salida?”,  que se aplicaba al teatro o a nuestra historia. Nos veo vernos, mirarnos, espiarnos, tantearnos y observarnos, contemplarnos mutuamente en silencio, parapetados tras nuestros vasos…

Momentos grandiosos… Discoteca, de madrugada, en la pista de baile, haciendo relinchar los caballos del placer, ella jugando a ser gogó, trazando con el dedo un surco desde su garganta hasta su sexo, una imagen de  peepshow reflejada en un espejo y yo cómplice, ingenuo, alambicado o perdido, mi mirada sorprendida pero encantada a la vez, la torpeza de la noche, dos personas desorientadas… Unas escaleras rojas, y su frase: “yo iba descendiendo los peldaños de la vida de esquivocación en equivocación, hasta que llegó una equivocación mayor y me encantó”, y salir a las calles oscuras, abrazados, tambaleantes, buscando la claridad o un poco de vida.  Y a la mañana siguiente los croissants que nos hacen revivir. Bajo el sol, exactamente.

 

 

 

 

 

Il y avait là, un jacuzzi bleu.
L´ état est calamiteux. L´ œil est hagard. Le teint pâle. La bouche pâteuse. L´ haleine fétide. La volonté inexistante. La pensée engluée. La main tremblante. Le foie confi.
C´ est la gueule de bois – resaca – du dimanche soir.
Dans quel état j´ erre? Dans quelle étagère?
Une pensée, une seule…
Perdu au fond de la terrasse, dans la discrétion d´ une alcôve à ciel ouvert, juste sous le bleu azur des cieux, surplombant les rames d´ autobus pleines de gens, dans la limite de la puissance électrique de l’appartement, avec bulles et jets incorporés, il y avait là,
un jacuzzi bleu.

Peut-être allons-nous enfin passer la seconde…

Il me semble que c’est à cet instant que vint cet acte  inconsidéré. Me prenant pour je ne sais qui, me vint l´ idée de lui envoyer avec chaque lever de soleil, la petite musique du matin. La vie étant une macro-discothèque, autant se caler sur le tempo dès le réveil, et sentir le groove des boomers vous traverser et vous transpercer dès le café. (En ce qui me concerne la vie est plus une rave illégal underground dans les près qu´ une macro – discothèque, question de priorités). Juste mettre quelques notes de musique légères là où le silence peut se faire lourd.

L´ intention était bonne. La volonté, grande. La sonothèque était conséquente. L´ ego, démesuré. Wazaap était le support.
Les conséquences furent prévisibles.

Finalement, on est passé directement de la 1ere á la 3e, pour la deuxième vitesse on avait plus le temps…sensation d´ accélération grandissante. Il y a du gasoil, et comme point de mire, devant!

J´ aime la musique. Toutes les musiques. La musique des hommes. La musique de la nature. Celle de jour, celle de nuit, celle qui se susurre, celle qui se hurle, celle qui s´ écrit, celle qui se programme, celle qui se veut expérimental, de la flute traversière à la contrebasse, j´ aime la musique, surtout lorsque celle-ci est répétitive, hypnotique et électronique.

J´ aime la musique.

Moi, L, (je m´ appelle L) j´ aime la musique.
L (elle s’appelle L) aime la musique aussi.
(en fait je m’appelle L, mais pour la cohérence du récit, et pour faire un petit clin d´ œil a l´ unique lecteur de cette prose, en l’occurrence une lectrice, j´ utiliserais L.)

L se mit à envoyer de jolies chansons.
L se mit à les écouter…

Pour certains, la vitesse c´ est le temps divisé par la distance, a moins que ce ne soit la distance divisée par le temps (?)
Pour moi la vitesse c´ est l´ accélération.
”Augmente ta vitesse” disait Morpheus.
Moi je dis ” accélère”.
Même en 5e, on se traine, c´ est lent, ça va pas vite…
Et si on injectait un peu de nitroglycérine dans le carburateur?
Prenez deux êtres un petit peu perdu sur la planète.
Deux êtres complètement perdus sur la planète.
Tension sexuelle non assumée incluse.
Mettez-les dans un shaker. Versez alors des alcools divers. Laissez-les se noyer un petit peu. Agitez fortement. Mais pas trop. Juste un petit peu.
Versez lentement, servez frais…avec une rondelle de citron, quelques glaçons, et une petite ombrelle chinoise…
L et L, dans le shaker commencèrent a se rapprocher…l´ un de l´ autre.
L´ alcool et la tension sexuelle firent le reste.

Et avec du kérosène vous pensez que ça irait plus vite?

Moment clef: L et L ont le wifi qui connecte, et le gin tonic aussi.

L´ histoire se fait plus frénétique. Agitée. Tumultueuse. Féerique aussi. Les peurs ne se masquent plus.

A partir de là, défilé pléthorique d´ instants éthyliques…
Je me rappelle une soirée arrosée ou je me vis, submergé par le gyn, (á moins que ce ne soit le bacardi) transi et défoncé, sur son canapé m´ endormir…
Réveil turgescent, immortalisé sur photos instagramisées…
Et me perdre toute la journée dans le jacuzzi bleu, mojitos du matin flottants dans le va et viens de ces eaux tumultueuses…L, L, M  en mode ”jusqu´ ici tout va bien”.
Et lá, sous le soleil exactement, définir les contours improbables des ambigüités á venir…et M, M, M

 

 

Bon, a priori, le kérosène c´ est fait pour voler nan? Ça tombe bien, les roues ne touchent plus le sol…

L´ alcool aidant, la netteté de l´ image est déplorable dans le souvenir a tel point qu´ il nous faut consommer et consommer encore ces instants de vie pour se convaincre de leur véracité.
Je nous vois au restaurant, âmes errantes.
Je nous vois au cinéma, projections  sur tons sépia.
Je nous vois au spectacle de flamenco, por donde esta la salida?
Je nous vois nous voir, nous regarder, nous épier, nous observer, nous contempler, dans un verre á pied…

Moments grandioses…
L discoteca, madrugada, sur la piste de dance, juste faire hennir les chevaux du plaisir (Bashung), et Lucia en mode gogo, qui de son doigt, dessine un sillon sexuel entre sa gorge et son sexe, image de peepshow, dans le reflet d´ un miroir de bordel, sous l´ œil ingénu d´ un L alambiqué, regards étonnés et/ou complices de quelques âmes, dans la torpeur de la nuit, égarées..
Rouge les escaliers rouge sang. ”Juste quand je sentais que je descendais les marches de la vie, d´ erreur en erreur, vint une erreur majeur, y me encanto”
Obscures, les rues de nuit ou nous cherchons un peu de vie.
Eclairés les petits matins où les croissants nous font du bien.
Sous le soleil, exactement.

1 comment for “Un amor de verano 9

  1. Isabel Robles Fernández
    12 septiembre, 2014 at 17:57

    yo si lo estoy leyendo..

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